breched

Come into my world

écrit le Dimanche 16 novembre 2008 à 9:44

     Un autre poème écrit pour une consoeur de ma première hospitalisation.
     Celui-là, complètement spontané, je l'ai écrit pendant le moment de "calme" aprés le repas. La veille avait été dur pour toutes les deux. J'étais pas bien après une visite de ma mère et voir le balai d'infirmière et de psy sortant et entrant dans la chambre de Marie, avait accru mon malaise. Ce soir là j'ai fais une de mes plus grosse crise d'angoisse. J'ai même foutue la trouille à l'infirmière de nuit qui au vu de mes yeux injectés de sang (effet secondaire d'une grosse crise) a cru que j'avais pris quelque chose !
    Ecrire a eut un effet salutaire et aussi une façon d'exprimer ce que je ressentais à cette fille, cette collègue de souffrance, cette amie, ...
    Une fois encore, j'ignore ce qu'elle est devenue elle aussi. Elle est sortit plus d'un mois après moi. Elle devait prendre des cours du soir pour être aide soignante, mais elle a vite laissé tombé. Au dernière nouvelle, elle avait passé un diplôme de baby-sitter (!?). La dernière fois que j'ai eut Vanessa au téléphone, elle voulait des nouvelles de Marie. C'était en fin 2004.

 
A Marie

Tu es une boule de nerfs.
Pleine de colère renfermée.
Tu en veux à la terre entière,
Mais personne ne peut t’aider.
 
Pas encore femme, mais plus enfant,
Pourtant tu as déjà aimé.
Ça n’avait pas duré longtemps,
Mais pour toi ça avait compté.
 
Malheureusement, il t’a quitté,
Et tu n’as jamais pu l’oublier.
Il a été ton premier amour,
Il sera dans ton cœur pour toujours.
 
Une voiture a scellé son destin.
Il dérive dans un sommeil sans fin.
Tu ne sais si un jour, il se réveillera,
Si à nouveau, il te parlera.
 
Mais à son réveil tu seras là.
Je sais, qu’il pourra compter sur toi.
Tu ne l’as pas déjà effacé.
Tu ne la pas si vite enterré.
 
Mais tu ne dois pas oublier de vivre.
Pour toi la vie continu de s’écrire.
Et je sais que cela te fait mal.
Que tu ne trouves pas cela normal.
 
Mais continu d’avancer.
Ne t’arrête pas de marcher.
Tu dois le faire pour Claude et toi.
Pour son souvenir, qui vit en toi.
 
Car même s’il devait venir à mourir.
Gardé au chaud, dans tes souvenirs,
Il restera bien vivant.
Il résistera au temps.
 
Tout cela ne sont que des mots.
Et pas forcément les plus beaux.
Mais ils sont tous ce que j’ai à t’offrir.
J’espère qu’ils te feront naître un sourire.

début aout 2004.

     Je me souviendrais toujours d'elle ce jour là. Son image reste gravée dans ma mémoir. Assise sur son lit d'hopital. Ses poignets et ses coudes bandés. Son corp famélique d'anoréxique. Ses cernes sur son visage épuisé. Ses cheveux bruns et longs retombant en bataille sur ses épaules. Et surtout son sourire quand j'ai relevé les yeux aprés avoir lu mon poème.
 

écrit le Jeudi 6 novembre 2008 à 23:48

     Un poème qui date un peu (c'est annoté 20/08/04 dans mon carnet). Fait pour un collègue de déprime que j'ai rencontré dans la première clinique que j'ai fréquenté. Un poème fait à sa demande et qui a été trés éprouvant à écrire, parce qu'il m'a fallu gérer les info à son sujet. J'ignore ce qu'elle est devenue. C'est le problème quand on sort. Garder le contacte. Et puis il y a la peur de savoir aussi. Alors on espère. On espère que l'autre est vivant et qu'il va mieux. Qu'il a réussit.

La ballade de Vava

Je vais vous conter une histoire,
Pas trés belle, mais pas sans espoir.
L'histoire d'une petite fille comme vous et moi,
Que le destin avait nommé Vava.

Elle n'avait pas eu beaucoup de chance.
Dans le poulailler de son enfance,
Sa confiance déjà avait été abusée.
Des délires de son oncles, elle avait dû payer.

Comment aurait-on pu lui expliquer ?
Cinq années ce n'est vraiment pas assez.
Comment aurait-elle pu comprendre,
A un âge où le coeur est si tendre ?

Puis elle a vu sa famille se disloquer,
Et ensuite en deux parties se reformer.
Elle a vu sa mère refaire sa vie,
Jamais on ne lui a demandé son avis.

Petite Vava est soudain paumée,
Et chez son père elle va se réfugier.
Il est toute la tendresse,
L'amour pleins de caresses.

Pour lui elle aura tout laché,
Et elle l'aura vite regretté.
Il lui a volé son innocence.
Cette fleur non pas sans importance.

Elle a tout perdu avec lui.
Elle n'est plus rien sans lui.
Etudes, amis et repère,
Elle avait tout envoyé en l'air.

Alors petite Vava s'envole,
A l'aide de fumée et d'alcool.
Elle veut oublier ce monde,
Remplie de chose si immonde.

Elle veut faire taire la douleur,
Que les droguent fassent partir ses peurs.
Elle vogue vers d'autres mondes,
Où la joie abonde.

Mais un jour elle allume la télé,
Et ce qu'elle voit la fait hurler.
Toutes ces femmes qui se prostituent,
Juste pour une dose de plus.

Elle ne veut pas devenir comme elle,
Elle ne veut pas qu'on lui rogne les ailes.
Alors elle met le passé de côté,
Et décide de tout recommencer.

C'était l'histoire de Vava,
Qui un beau jour me croisa.
Et je peux vous assurer,
Que sa vie ne fais que débuter.

écrit le Lundi 4 août 2008 à 2:39

    En fait, chez moi depuis le mercredi 16. Autant dire que mon retour à la clinique fut bref, c'est le moins que l'on puisse dire !

    J'y suis donc retourné le mercredi pour l'heure de l'entretien familiale avec ma mother. Le voyage c'est bien passé. Pas l'angoisse du lundi. Même pas l'angoisse oppressante habituelle. Juste avant de voir la psy, je sui allé vider le sac d'affaires que j'avais ramenées de chez moi. Petite surprise, la soignante ne vérifie pas ce que je ramène. C'est même moi qui lui apporte ma paire de ciseaux.

    L'entretien est désagréable. Je suis sur la défensive et je sens que ma psy et mon référent le sont aussi. Le pire, c'est que c'est ma mère qui se retrouve prise pour cible et qui a droit à une psychanalyse accélérée. Je serre les dents, mais j'ai envie de leur dire d'aller se faire foutre. Plus tard ma mère m'avouera qu'elle trouvé ça vraiment étrange et inconfortable. On a le droit a tout : la façon dont mon beau-père n'a pas été intégré dans les choix me concernant, le fait qu'elle ne puisse pas parler de mes problèmes avec lui, qu'elle nous a peut-être passé beaucoup à mon frère et moi, ...
    Ils m'accusent d'avoir trahit le "contrat" par 2 fois en écrivant ce mail, puis en ne rentrant pas à la bonne date. Il le font après que ma mère ait dit que ça l'avait surprise (pour le mail) parce que je suis quelqu'un qui suis les règles. Je fais remarquer que j'aurais pu déroger à la règle plutôt, que d'ailleurs certains ne s'en privent pas, mais que je n'avais personne avec qui parler à ce moment là. A lieu de comprendre pourquoi je n'arrivais pas à communiquer avec eux, ma psy me fais remarquer que ce n'est parce que beaucoup ne respectent pas le mois de coupure que c'est moins grave que je ne le fasse pas non plus. Comme si j'avais dit le contraire !
    Ils disent que je ne me suis pas donné à fond et qu'ils pensent que j'ai encore beaucoup de "travaille" à faire ici. Je rétorque que je n'ai rien commencé ici que je vuille finir. Que j'ai essayé "à fond" ce qui m'avait été ^proposé et que j'ai parfois même réclamé. Mais je veux d'abord travaillé sur la façon de gérer mon angoisse avant tout. Ils pensent qu'il faut travailler sur le fond avant de travailler sur les angoisses et que se serra long.
    Je leur explique que vivre en communauté et assistée me donne l'impression d'étouffer. Je leur dit ((pur la énième fois) que je m'ennuie et que quand ça arrive je déprime. Ils enchainent aussitôt s'en en tenir compte puis décide d'aller en parler et y réfléchir un instant à côté.
    En revant, ils me demandent combien de temps je voudrais rester et comment je vois la suite. Je réponds que je veux rentrer chez moi, mais qu'avant je veux pren dre le temps de planifier mes rendez-vous. Trouver une sofrologue, un acuponcteur, etc ... Recontacter ma psy du CMP. Pouvoir dire aurevoir. Bref l'histoire d'une ou deux semaines. Ils pensent que ça ne sert à rien et qu'il vaut mieux que je parte.
- "Ce soir !?
- Oui."

    Ma mère et sous le choc et moi aussi. IL est 17h00 et on avait pas prévu une telle chose. On va payer la facture, j'assiste à mon dernier groupe "pour dire au revoir". Je fait bagages en deux quatre deux. Je récupère les "œuvres" faites ou inachevées dans les différents ateliers. J'arrive à choper une ou deux personnes à la sortie du self pour dire que je m'en vais. Je récupère deux numéros, marque un mot à l'arrache sur le tableau et c'est finis.

    On s'arrête à la crêperie où on aurait du manger le samedi d'avant (une longue histoire). Le service est très long et c'est énervant mais ça nous permet de décompresser à ma mère et moi. On reparle de l'entretien. Je vois à quel point les remarques l'on affectées et elle culpabilise. Elle me dit aussi qu'elle a déjà remarqué ce schéma avec d'autre psy férus de psychanalyse. Que souvent ils ne reconnaissent pas les autres formes d'approches psychiatriques.
    On parle aussi d'un tas de chose. J'essaye surtout de faire oublier l'entretien à ma mère, mais je sais déjà qu'elle dormira mal cette nuit et qu'elle ne pourra même pas en parler à mon beau-père.

    Je finis par rentrer tard chez moi. Je retrouve un bibou incertain sur cette non-absence. Peut-être a-t-il cru lui aussi que je repartais pour longtemps. J'ai en tout cas du mal à réaliser que j'ai quitté la clinique pour de bon. Cette sensation perdure pendant quelques jours, puis je réalise.

    Voilà ça fait donc plusieurs semaines que je suis chez moi. Je ne pourrais pas dire pourquoi je ne suis pas revenu ici plus tôt.
    Je vais bien. Je vais à l'extérieur même si c'est parfois difficile voir impossible physiquement, mais j'y arrive un peu plus à chaque sortie. J'ai le moral et la santé. On verra ce que donnera la suite.

PS : une spéciale dédicace à ma Lilie qui après avoir réussit brillamment ces concours d'entrée (3ème sur 600 entre autre), à repassé son permis un mois après l'avoir raté et l' a eut. Bravo puce ! Sandy si tu me lis, on s'appelle ?
 

écrit le Mardi 15 juillet 2008 à 0:03

    Toujours chez moi. C'est un peu long à expliquer le pourquoi du comment maintenant, mais je n'ai pas pu partir ce soir. Je devais être de retour à l'institut avant 21h. J'y retourne soit demain, soit mercredi. je préférerais la seconde date, mais je doute que le docteur G****** soit ok. Je ne sais pas comment elle va réagir !
    Je vais bien, mais je suis épuisée physiquement. Je vous en reparlerais plus tard.

PS: du coup j'ai vu le feu d'artifice du 14 juillet de La Roche. TRès beau, mais bibou n'a pas apprécié. Il courait partout et n'arrêtait pas de gronder ! ^^

Re-PS : mon blog beemania a été supprimé sans avertissement. Je n'avais pas fait d'article depuis un moment faute de disponibilité, mais je me loger souvent avec ce pseudo. ça fait plaisir !
 

écrit le Mercredi 9 juillet 2008 à 11:58

    ça fait un mois aujourd'hui. Et dire que le temps passait trop lentement à mon goût et que maintenant, je ne peux pas m'empêcher de dire "quoi ? un mois !" ? N'empêche que je suis aux anges à l'idée de rentrer chez moi pour 3 jours. J'ai récupérer mon portable hier, du coup j'ai appelé ma mère (réseau à chier dans le coin) pour régler des détails.
    Je vais revoir mon petit ange, mais surtout passait un peu de temps avec moi-même. C'est vrai que la solitude de ces derniers mois était pesante, mais j'ai toujours apprécier les moment de calme à l'écart. Ici, c'est difficile de marier les deux. C'est soit être solitaire à mort, soit très social. Et encore j'arrive à tempérer. En fait, je sature pas mal depuis quelques jours !

    En parallèle les cours de théâtre me gavent. Ce n'est pas vraiment des cours. C'est surtout de la thérapie par le théâtre, mais je m'y sens trop mal à l'aise. Et puis il y a deux personnes dans le groupe, qui me gaaaaaaavent. Et pourtant je suis conciliante ! Du coup elles me bloquent. Même si je me bloquent déjà pas mal toute seule ^^

écrit le Vendredi 4 juillet 2008 à 22:19

Reçue le 1er juillet

Ma chérie,
j'ai bien reçu tes mail et j'entends ce que tu me dis;
Ecris mais ne les envoie pas pour l'instant, car cela me met en porte à faux avec l'institut.
Plus qu'une petite semaine et nous pourrons
Essaie... patience
bisou bisou
mum

    Pour info, j'ai dit à ma psy que j'avais envoyé les deux mails à ma mère. Je trouvais ça mieux vis à vis de la thérapie et de la confiance qui doit être établie entre le soignant et le soigné. On en a parlé. Je lui ai dis que je ne m'en voulais absolument pas d'avoir écrit et que ça m'avait fait du bien.
    Il faut bien le dire, ma mère est la personne à qui je fait le plus confiance pour m'aider à ce sujet. Certes, il y a deux ou trois détails qu'elle ignore. Parce que bon c'est ma mère. Il y a des choses que je ne peux tout simplement pas lui dire. Mais elle m'a vu dans mes pires crises d'angoisse. Elle est celle qui sait le mieux dans quel état je suis dans c'est moment là. A quel point ça me rend malade et surtout à quel point ça me frustre.
    L'entrevue familiale aura lieu le mercredi 16 (à la place du 8), mais j'aurais mon portable mardi, donc je pourrais en parler avec elle à ce moment là. De plus ma psy m'a dit qu'elle ne voulait pas me priver du week-end de trois jours à cause d'un problème d'agenda ! So, le week-end prochain, si Dieu le veut (enfin maman), je serais chez moi ! N'happy.
    Ces trois jours et deux nuits seront l'occasion d'un break pour moi. Ils me permettront de prendre du recul par rapport à mon hospitalisation. Et m'aideront (je l'espère) pour prendre une décision le 16.

Si vous voulez que Maya reste, faites le 1.
Si vous voulez qu'elle quitte l'institut faites le 2.

écrit le Mardi 1er juillet 2008 à 11:57

    Un second mail envoyé le lendemain. Donc hier :p
    Je préfère ne pas mettre les noms des psy et autres par respect. Du coup je remplace les lettres par des petites étoiles mais pour que vous compreniez mieux, je précise en rose ^^

Petite maman,

    Je suis moins déprimé qu'hier, mais je ne me sens toujours pas à ma place ici. Je commence le théatre et la relaxation cette semaine. Il semblerait que mes coups de gueule portent leur fruit, mais je m'ennuie à mourir. Je parle avec les gens, le cadre est magnifique, mais j'ai vraiment l'impression de faire du surplace total
    Le rendez-vous avec papa c'est bien passé. Il est venu un demi heure plus tôt et à manger avec moi le soir. C'était agréable. On a beaucoup parlé. L'entretien avec ma G****** s'est bien passé aussi. Je crois que ça à permis à papa de savoir plus de chose ou d'avoir un éclairage sur ma maladie. En revanche l'accident avec P**** (je parle de ma belle-mère là) n'a pas du tout était évoqué. En fait on a pas du tout parlé d'elle ! D'une certaine façon, ce n'est pas plus mal.
    Le seul bémol à ma journée c'est quand la psy m'a dit qu'elle avait repoussé notre rdv du 8 juillet. Elle t'as sans doute expliqué. En fait les groupes de thérapie font une sortie par mois en été. C'est une sortie à la journée et c'est nous qui décidons où on va (avec l'aval des soignants quand même !). Le truc c'est que j'ai dit que je ne me sentait pas prête. Je l'ai dit aux soignants, à Mme G***** et même pendant le groupe. Puis tout a coup elle décide de repousser ce rendez-vous pour que je puisse y aller ! Sauf que je n'y arriverait pas. Je n'ai pas encore fait de sortie de la clinique alors un truc aussi énorme, j'angoisse d'avance. Tu sais comment je suis. Je suis furieuse qu'elle ne m'en ai même pas parler. En plus je ne sais même quand tu vas pouvoir venir du coup. Heureusement elle m'a dit que mon portable me serait rendu le 9 quand même.
    Sinon pour le 14 juillet, ils nous permettent de prendre un week-end de 3 jours si on le désire. Comme je ne serais plus en mois de coupure j'y ait le droit. Mme G***** à l'air d'accord. ça serait du samedi 12 à 13h au lundi 14 à 21h. Je ne sais pas si tu avais déjà quelque chose de prévu  ou si tu pourras venir me chercher et me ramener. De toute façon je le demande et je pourrais toujours l'annulé, ce n'est pas un problème.
    Je t'embrasse bien fort ma petite maman. Je t'assure que je fais tous les efforts possible pour tirer le mieux de cette hospitalisation mais le manque de travaille cognitif est vraiment un problème. J'ai vraiment l'impression de perdre mon temps, pas comme à Vontes ou aux Coteaux. C'est une sensation horrible. J'ai plus l'impression de retrouver le travaille que je faisais avec Mme L****** (une psy que j'ai vu au début de ma dépression) et qui me déprimait. Beaucoup de choses du passé que l'on remue alors que je voudrais tourner la page.
    Désolé de t'ennuyer avec mes problèmes encore et toujours, mais tu es celle qui me connait le mieux et celle à qui je fais le plus confiance. J'ai du aml à trouver avec Mme G****** l'alchimie que j'avais avec Mme G**** (Ma psy du CMP). Et comme je te l'ai dit j'ai du mal à faire comprendre cette difficulté d'adaptation aux soignant. Ils mettent ça sur le compte du mois de coupure.
    j'essaye et j'essaye parce que je veux m'en sortir, mais je doute vraiment que ce soit le bon lieu

Gros bisou
M*****

PS : j'ai bien reçu ton colis. Merci beaucoup. Mais je n'ai pas pu lire ta lettre. Ils l'ont mise dans mon tiroir. Je pourrais l'avoir mardi.

écrit le Mardi 24 juin 2008 à 22:13

    Je sais jouer au poker ! ça vous fait une belle jambe pas vrai ? En plus c'est pas les vraies règles du poker visiblement. je sais pas quel type (pas du strip hein ^^).

    Mon entretien avec ma référante c'est super bien passé. Je disais noir, noir, elle disait blanc, blanc. Je disais gris, gris, elle disait blanc blanc. Je disais blanc, blanc et puis s'en va. Maintenant en y repensant je dis blanc, ok, mais à quel prix ? Alors noir. Vous comprenez pas la méraphore ?
    En gros elle m'a dit que je n'avais pas tout testé à l'institut. Que si la thérapie de groupe ne me convenait pas - et après une seconde séance je persiste et signe - on trouverais autre chose. Je peux voir la psy ou le psycho. Il y a des méthodes pour gérer mes angoisses et accepter mon corps afin que je reprène confiance en moi. Le truc c'est que ça fais que deux semaines et blabla et blabla.
    Mais ils n'en parlent pas à l'arriver et ils mettent dix plombent à mettre les choses en place ! Je vous jure deux semaines et je pète un plomb alors plus !!! Je sais que c'est pour mon bien mais je vis seule depuis trois ans. C'est moi qui fait mes courses, ma bouffe, mon ménage, qui gère mon temps. Je suis autonome, ici je suis assistée ! Ce n'est pas dans mon caractère et ça ne l'a jamais été. Déjà que c'était dur de dépendre de ma mère et sa voiture. Et je ne parle pas du fait que je suis complétement prise en charge financierement par mes parents !
    Les activités sont bien mais ne dure qu'1h30 et le reste du temps il y a de gros blancs. XD je m'ennuie disons le clairement.

    Les points positifs :
    Je ne suis plus déprimée. Angoissée certes. J'ai un manque de confiance en moi énorme, je suis d'accord. Mais la dépression est partie. La bête vient me voir de temps en temps, mais ce n'est guère plus qu'un coup de blues parfois aggravé par la fatigue. je suis à des années lumière de ce que j'étais il y a trois ans. J'ai encore du mal à croire, que je me suis retrouvée assise sur le sol de la salle de bain, les lames d'un rasoir jetables, que j'avais cassé, sur mes veines !
    J'arrive à m'intégrer sans difficultés. Quelques peurs résistent encore et toujours mais je les balaye d'un revers de main. Je me sens accepté et ça me met du baume au coeur. Même les soignants présents à mon entretien pensaient que j'aurais plus de difficultés. Je m'en tire bien contenu de mon passif et de mes troubles. Good !

    Dans un autre ordre d'idée, je suis angoissée depuis que j'ai appris que mon père viendrait ce lundi 30 juin au lieu du 9 juillet après mon mois de coupure. D'autant plus qu'il ne vient pas avec ma mère (qui vient le 8 juillet), mais seul. Un rendez-vous familiale avec juste mon père. Une thérapie juste avec mon père. Je tremble !
 

écrit le Dimanche 22 juin 2008 à 14:07

    2 semaines ... bon sang j'ai l'impression de compter les jours ! Je suis comme un lion en cage et je ne vois pas comment changer ça !

    Depuis hier Tiana peut sortir de l'USI l'après-midi et pour le déjeuner et le diner. ça fait plaisir de la revoir. Suzy reste en USI strict. Ils lui ont quand même permis de venir broder avec nous, mais ça n'allait pas fort du tout. La chaleur écrasante n'a pas du aider. Le soir, on était tous complètement out.
    Je parle à tout le monde maintenant. Je fais vraiment partit de l'institut. Je suis même mieux intégrée que d'autres qui sont là depuis plus longtemps. ça ne cesse de me surprendre. J'ai toujours eut tellement de difficultés. Je me rend vraiment compte que je suis bien plus confiante qu'avant. J'ai encore des progrès à faire, mais la différence avec il y a deux ans est tout bonnement phénoménale !

    Cette aprem' je refais broderie dehors comme hier. Je prépare un coussin pour l'anniversaire de mariage de mon père et ma belle-mère. 2 ans c'est noces de cuire normalement, mais je n'ai pas ça sous la main !
    Avant je dois parler avec mon infirmière référente. C'est important surtout que c'est elle qui donne de mes nouvelles à ma mère si celle-ci appelle. Et puis on va parler de mon problème avec mon hospitalisation.
    Plus j'y réfléchie et plus je pense la même chose. Le truc c'est que les gens me font culpabiliser en me disant qu'eux ils veulent prendre le temps d'aller mieux avant de sortir. Qu'eux ils veulent guerir et ne pas se faire réhospitaliser l'année suivante. Et gnagna et gnagna. Mais ça ne me convient pas ici ? Il y a tout sorte de thérapie. Chacun répond mieux à une en particulier.
    De toute façon ça sera ma décision. Personne ne m'influencera et puis il reste 2 semaines ...

écrit le Samedi 21 juin 2008 à 14:31

    Deuxième week-end. J'arrive à la moitié de mon contrat minimum et j'ai du mal à tenir en place. Des sortie sont prévues ce week-end. Mais les sorties de groupe m'angoisses encore plus que celles toutes seules ou avec ma mère. Résultat ? Pas de résultat !
    Pour les autres cliniques c'est en m'habituant à faire des petits tours dehors que je me suis peu à peu débloqué. Là, le mot d'ordre c'est le groupe. Idem pour la thérapie. On peut comprendre que ça ne me convienne pas. Non ? Nous ne sommes pas tous identiques. Mon travail avec ma psycho de La Roche m'a été bien plus bénéfique. Chacune des séance m'apportait beaucoup. Surtout le travail sur mon père.
    Donc toujours cette hospitalisation en demi-teinte. Ma crainte actuelle repose sur le fait de savoir ce que la psy va dire à mes parents. Si elle leur dit que je dois rester encore 3 mois ou plus (ou moins) et que moi je veux partir, qui écouteront-il ?

    Cette aprem' on descend les outils de l'atelier cannelle (couture, perles, etc ...) et ceux de zig-zag (dessins, ...) et on travaille dehors (il fait beau !). Normalement ils vont sortir les jambe et certains ont une guitare. Avec le piano on va se faire une petite fête de la musique perso ^^

    Je sais que mes doute à propos de cette hospitalisation sont récurrents (et soulant), mais dans ma tête c'est omniprésent. ça ne m'étais jamais autant arrivé. J'ai toujours eut du mal à me sentir à ma place ou que je soit (à part mon nouvel appart'), mais ici c'est carrément viscéral. Et ceux malgré les liens tissés avec les autres patients. Tout dans mes tripes me dit d'aller ailleurs.

à suivre ...

Bon week-end à tous :-)

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