breched

Come into my world

écrit le Mercredi 29 juillet 2009 à 6:19

     Deuxième fois ce mois-ci que je suis en mode nuit blanche ! ça ne m'étais pas arriver depuis plusieurs mois et la j'enchaine. En tout cas ma mère ne pourra pas me dire que c'est le café, j'en ai pas pris hier midi Xp

     Même pas de série pour comater devant avant de retenter le marchand de sable. Je viens juste de finir la saison 6 de L-Word (season finale). Il faut soit que je me trouve une nouvelle série, soit que j'arrête de regarder des séries quelque temps ... On peut rêver. C'est ma drogue en ce moment. Juste avant j'ai re-regardé la saison 1 de Ashes to Ashes pour pouvoir regarder la 2, avant il y a eut les 5 Children of Earth, avant les saisons 3 à 6 de One Three Hill et je pourrait continuer jusqu'à la fin du mois d'avril. Il faut dire qu'avec les vacances, aux states il n'y a pas beaucoup de nouveauté. Du coup je rattrape le retard que j'ai pris sur certaines séries et je met à d'autres. Merci internet. Mais tout ça c'est du meublage de temps.

     J'ai eut un bref épisode livresque avec Anne Rice. Mon esprit a pu faire une pause d'écran et mon chat à découvert que dormir sur mes pieds était aussi confortable que dormir sur mes avant-bras. Sauf que là impossible de lire plus de 5 minutes. Ni Anne Rice, ni Marc Levy ne marche. J'ai tenté "L'alchimiste" de Paulo Cohelo qui a toujours un effet salvateur sur moi, mais niet je tiens à peine un e moitié de chapitre. Du coup même pas un bouquin pour passer cette nuit qui s'allonge désespérément et le sommeil qui ne veut toujours pas venir !

      Je pourrais faire du point de croix, mon nouveau truc. Je sais que ça fais cucu mais ça me détend incroyablement. Mais 1. J'ai le yeux trop fatigués pour ça et en plus j'en suis aux finitions (autant dire que j'en chie un max) et 2. il me faut un fond sonore sinon c'est comme le vélo : je me retrouve seule avec moi-même ! Mais je ne suis pas musique en ce moment, reste la télé ou l'ordi mais il faut que ce soit de la VF. Du coup je vous le donne en mille Emile (... je sors), je fais ça devant Secret Story, sauf qu'après 1 mois j'en ait ma claque des conneries. Donc c'est pas la broderie qui m'aidera à passer le temps.

    Oubliez Kyo. Il pionce. D'ailleurs il en a marre que je passe du lit au bureau au canapé, à la cuisine, au lit, au canapé, ... à chaque fois il doit changer de place ou de pièce pour être dans la meilleur position par rapport à moi. A savoir de façon à pouvoir jeter un oeil dans ma direction. Il vient d"opter pour THE solution : dormir entre moi et le clavier, mon bras gauche comme oreiller (pas top pour écrire). Je suppose qu'il espère que je bougerais plus comme ça.

    Il faut vraiment que je dorme

http://ppfeyte.free.fr/images/weekpic/moonshine3.jpg

     By th way, ma mère me tanne pour que je vienne passer quelques jours chez elle, avant qu'elle ne parte en vacance avec mon beau-père. Le truc c'est que je n'ai pas envie. Je m'enmerde les 2/3 du temps là-bas et je finis toujours pas me prendre la tête avec elle. Aller lui faire comprendre. Elle  me rappelle demain midi pour savoir ce que je fais. Je trouve ça un brin hypocrite, vu qu'elle a déjà pris la décision pour moi. Je sais que ça part d'un bon sentiment et qu'elle ne veut pas que je passe tout l'été seule, mais Fuck!

écrit le Vendredi 4 juillet 2008 à 22:19

Reçue le 1er juillet

Ma chérie,
j'ai bien reçu tes mail et j'entends ce que tu me dis;
Ecris mais ne les envoie pas pour l'instant, car cela me met en porte à faux avec l'institut.
Plus qu'une petite semaine et nous pourrons
Essaie... patience
bisou bisou
mum

    Pour info, j'ai dit à ma psy que j'avais envoyé les deux mails à ma mère. Je trouvais ça mieux vis à vis de la thérapie et de la confiance qui doit être établie entre le soignant et le soigné. On en a parlé. Je lui ai dis que je ne m'en voulais absolument pas d'avoir écrit et que ça m'avait fait du bien.
    Il faut bien le dire, ma mère est la personne à qui je fait le plus confiance pour m'aider à ce sujet. Certes, il y a deux ou trois détails qu'elle ignore. Parce que bon c'est ma mère. Il y a des choses que je ne peux tout simplement pas lui dire. Mais elle m'a vu dans mes pires crises d'angoisse. Elle est celle qui sait le mieux dans quel état je suis dans c'est moment là. A quel point ça me rend malade et surtout à quel point ça me frustre.
    L'entrevue familiale aura lieu le mercredi 16 (à la place du 8), mais j'aurais mon portable mardi, donc je pourrais en parler avec elle à ce moment là. De plus ma psy m'a dit qu'elle ne voulait pas me priver du week-end de trois jours à cause d'un problème d'agenda ! So, le week-end prochain, si Dieu le veut (enfin maman), je serais chez moi ! N'happy.
    Ces trois jours et deux nuits seront l'occasion d'un break pour moi. Ils me permettront de prendre du recul par rapport à mon hospitalisation. Et m'aideront (je l'espère) pour prendre une décision le 16.

Si vous voulez que Maya reste, faites le 1.
Si vous voulez qu'elle quitte l'institut faites le 2.

écrit le Mardi 1er juillet 2008 à 11:57

    Un second mail envoyé le lendemain. Donc hier :p
    Je préfère ne pas mettre les noms des psy et autres par respect. Du coup je remplace les lettres par des petites étoiles mais pour que vous compreniez mieux, je précise en rose ^^

Petite maman,

    Je suis moins déprimé qu'hier, mais je ne me sens toujours pas à ma place ici. Je commence le théatre et la relaxation cette semaine. Il semblerait que mes coups de gueule portent leur fruit, mais je m'ennuie à mourir. Je parle avec les gens, le cadre est magnifique, mais j'ai vraiment l'impression de faire du surplace total
    Le rendez-vous avec papa c'est bien passé. Il est venu un demi heure plus tôt et à manger avec moi le soir. C'était agréable. On a beaucoup parlé. L'entretien avec ma G****** s'est bien passé aussi. Je crois que ça à permis à papa de savoir plus de chose ou d'avoir un éclairage sur ma maladie. En revanche l'accident avec P**** (je parle de ma belle-mère là) n'a pas du tout était évoqué. En fait on a pas du tout parlé d'elle ! D'une certaine façon, ce n'est pas plus mal.
    Le seul bémol à ma journée c'est quand la psy m'a dit qu'elle avait repoussé notre rdv du 8 juillet. Elle t'as sans doute expliqué. En fait les groupes de thérapie font une sortie par mois en été. C'est une sortie à la journée et c'est nous qui décidons où on va (avec l'aval des soignants quand même !). Le truc c'est que j'ai dit que je ne me sentait pas prête. Je l'ai dit aux soignants, à Mme G***** et même pendant le groupe. Puis tout a coup elle décide de repousser ce rendez-vous pour que je puisse y aller ! Sauf que je n'y arriverait pas. Je n'ai pas encore fait de sortie de la clinique alors un truc aussi énorme, j'angoisse d'avance. Tu sais comment je suis. Je suis furieuse qu'elle ne m'en ai même pas parler. En plus je ne sais même quand tu vas pouvoir venir du coup. Heureusement elle m'a dit que mon portable me serait rendu le 9 quand même.
    Sinon pour le 14 juillet, ils nous permettent de prendre un week-end de 3 jours si on le désire. Comme je ne serais plus en mois de coupure j'y ait le droit. Mme G***** à l'air d'accord. ça serait du samedi 12 à 13h au lundi 14 à 21h. Je ne sais pas si tu avais déjà quelque chose de prévu  ou si tu pourras venir me chercher et me ramener. De toute façon je le demande et je pourrais toujours l'annulé, ce n'est pas un problème.
    Je t'embrasse bien fort ma petite maman. Je t'assure que je fais tous les efforts possible pour tirer le mieux de cette hospitalisation mais le manque de travaille cognitif est vraiment un problème. J'ai vraiment l'impression de perdre mon temps, pas comme à Vontes ou aux Coteaux. C'est une sensation horrible. J'ai plus l'impression de retrouver le travaille que je faisais avec Mme L****** (une psy que j'ai vu au début de ma dépression) et qui me déprimait. Beaucoup de choses du passé que l'on remue alors que je voudrais tourner la page.
    Désolé de t'ennuyer avec mes problèmes encore et toujours, mais tu es celle qui me connait le mieux et celle à qui je fais le plus confiance. J'ai du aml à trouver avec Mme G****** l'alchimie que j'avais avec Mme G**** (Ma psy du CMP). Et comme je te l'ai dit j'ai du mal à faire comprendre cette difficulté d'adaptation aux soignant. Ils mettent ça sur le compte du mois de coupure.
    j'essaye et j'essaye parce que je veux m'en sortir, mais je doute vraiment que ce soit le bon lieu

Gros bisou
M*****

PS : j'ai bien reçu ton colis. Merci beaucoup. Mais je n'ai pas pu lire ta lettre. Ils l'ont mise dans mon tiroir. Je pourrais l'avoir mardi.

écrit le Dimanche 15 juin 2008 à 21:08

    Un petit article en passant. j'ai accés au net à la clinique (yahoo !) Mais pas de msn ou de mail. C'est comme les lettres ou le bigophone : Niet !

    L'adaptation se passe bien mieux que je l'aurais cru. J'ai réalisé que je n'allais pas si mal que ça finalement. Sans dec'. Je suis tout à fait intégrée. Je discute sans peine, je participe à des ateliers et à la vie de la clinique. En fait mon problème c'est l'angoisse devenue incontrolable face aux sorties et à l'inattendue et puis mon actuelle effroyable envie de pioncer tout le temps.
 Mais dans ma tête ça va et le fait d'être en contact avec des jeunes fait que ça va encore mieux. Le truc c'est que la clinique n'est pas spécialisée en methode cognitive donc je ne suis pas sur qu'elle soit pour moi.
    Je réalise aussi que ne pas avoir réaliser plus tôt que j'allais mieux m'arrangait peut-être un peu (^^) C'est plus facile de fuire que d'affronter. ça m'a pas mal fait réfléchir.
    Quoiqu'il arrive je reste minimum un mois, mais entre nous je ne tiendrais pas plus de deux ! Et ce même si cette clinique et les meilleurs des 4 que j'ai fréquentées.

    Ma vie me manque. Mon bibou me manque effroyablement. Et je dois avouer que je m'étais habitué à voir ma mère et lui parler au téléphone assez souvent. Sérieux, à peine une semaine et j'ai déjà envie de rentrer. Encore 3 semaines de black out avant de pouvoir envisager une sortie ou même une perm' (XD). On peut partir un week-end ou plus si le psy et ok. Le truc super c'est que j'ai pu appeler ma mère vendredi pour son anniv' (^^)

je vous donnes des nouvelles bientôt, promis
bisou mes abeille

écrit le Vendredi 8 février 2008 à 22:28

[...]

    Journée bizarre aujourd'hui. Journée comateuse. J'arrivais pas trop à mettre le doigt dessus. Je me disais que c'est à cause de la nouvelle prise de bec avec ma mère hier. La culpabilité de ne pas être aller à la poterie deux fois de suite (elle a bien insisté la dessus) ... Et puis après avoir raccroché le téléphone ce soir, après avoir laissé un message sur son répondeur, j'ai compris.
    Aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon père. Je me détache de lui de plus en plus. Et pui ça m'a aussi fait repenser à la discussion avec ma psy mardi. Bref, je ne suis pas déprimée, c'est compliqué.
    En fait ça ne m'a génée qu'au moment d'appeler. C'est le pire. J'ai presque rempli une formalité. Une seule seconde je me suis dit "ça va lui faire plaisir". Une seconde, c'est tout. Pour ma mère ou mes amis, j'y pense un mois avant. Mais la rien. Il faut que j'écrive.
    Il le faut ou j'en ai envie ? ...

[...]

écrit le Mercredi 6 février 2008 à 22:21

[...]

    Rendez-vous chez ma psy hier. Malade comme une chienne, j'ai tout de même réussi à y aller. ça m'a fait beaucoup de bien. J'avais jamais eut un aussi bon contact avec un de mes psy. Je sors pour retrouver ma mère. On devait aller faire des courses.
    J'étais à me laisser aller tranquilement dans le siège quand tout à coup ! ... Je réalise qu'on ne prend pas le chemin de super U ! On avait en effet vaguement parlé d'aller chercher ma nouvelle carte bleue, mais SI seulement j'allais bien !
    Mais voilà donnez la main, on vous prend le bras. Ma mère pars du principe que quand j'arrive à faire un truc un jour, j'arriverais à faire 10000 choses le même jour. Mais le résultat ? Big crise d'angoisse. Et ma mère qui continu de m'y amener. Bhein ça a pas marché. Je vous jure et moi qui avait réussi à me calmer.
     Après courses à super U because frigo vide et crèpes chez moi. Miam ^^ Mais sans nuttella XD On avait quand même pris une tablette quand on a fait fondre, mais c'est pas la même chose. snif
    Mais tout de même ! J'étais verte. Je ne sais pas pourquoi ça me surprend encore. A chaque fois elle me fait le coup. Je lui ai dit que je ne pouvais pas, mais non. Elle continue. Pfff ...

[...]

écrit le Mardi 5 février 2008 à 10:53

Jeudi dernier ...

Javais rendez-vous à 17h00 chez ma psy. En fait je devais aller la voir la veille, mais je n'avais pas dormi de la nuit et seulement quelques heures la matinée, donc j'ai appelé pour reporter. Quand la psy m'a proposé le lendemain, j'ai pas dit non. J'étais pas bien et je me doutais que je n'aurais pas récupéré, mais je me suis dis que ma mère serait en colère ou tout du moins désagréable ...
    Presque 22 ans. Dans un mois et demi et toujours à faire en fonction de ma mère. Toujours à vouloir essayer de lui faire plaisir et même essayé de faire plaisir à mon père qu'en j'y pense.

    Jeudi, quand ma mère a débarqué à 16h30 avec la feme intention de m'améner chez la psy, j'étai mal. J'ai eut le malheur de lui dire. Elle a haussé la voix et s'était fini. Angoisse. Le ventre qui se serre. Un poid sur la poitrine.
    On s'est engueulé. Elle m'a dit qu'elle en avait marre, qu'elle aurait du insister pour me faire réhôspitaliser. Que malgrés tous ses efforts je n'allais pas mieux ...
    Après elle s'est calmée et elle m'a fait faire de la relaxation parce que j'avais mal au ventre. Je me suis endormie ...

    C'est le lendemain matin qu'elle a débarquée en pleurant. Elle avait mal dormie, inquiète pour moi. Elle s'en voulait de sa réaction de la veille. Elle trouvait qu'elle avait été excessive. Et depuis qu'elle était levée, elle n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer. Elle ne savait même pas comment elle allait pouvoir assurer son rendez-vous de 10h.
    J'étais debout depuis 8h00 à l'attendre. Une migraine du tonerre me minait la tête. J'avais des crampes à l'estomac à cause de la veille. Et une boule d'angoisse et de culpablité m'était montée direct dans la gorge quand elle avait commencé à pleurer. Je ne ressentais plus que de la colère ensuite.

     Puis à nouveau la culpabilité.

    Je voudrais vivre à Bimboland ou tout est simple et sucré ...
 

écrit le Vendredi 1er février 2008 à 16:48

elle était là à pleurer
j'aurais du la prendre dans mes bras
la serrer contre moi et la rassurer
je suis resté debout, droite, loin d'elle
j'avais le visage froid, le regard fixé sur le mur
pas un mot de réconfort dans ma bouche
au contraire l'envie de lui faire mal
de lui dire cette phrase si entendue
"prends sur toi"
qu'elle comprenne comme c'est ridicule
la phrase était là dans ma bouche
je l'entendais déjà raisonner sur ma langue
j'ai serré les dents très fort
c'est à cause de moi qu'elle pleurait
à cause de mon inaptitude à vivre
je n'ai rien dis
mais tout mon être voulait lui faire mal
je me suis tu
mais j'avais le ventre tordu par la colère
contre ma propre mère

écrit le Mercredi 11 juillet 2007 à 21:59

[...]

    Vidée, vanné, épuisée, sans forces, plus d'energie, plus d'envies, de désirs. Je me sens comme une coquille vide après une journée pareille. Même si c'est comme ça que je me sens à peu près tout le temps, un sentiment quasiment omniprésent en moi 99 % du temps. Un fantôme c'est ce que je suis devenue depuis 3 ans. J'erre

    Rendez-vous à 12h30 chez la diététicienne. Nan mais franhcment qu'est-ce qui est passé dans la tête de ma mère au moment où elle a prit ce rendez-vous ? Et qu'est-ce qui m'a pris de lui dire "puisques-tu prend un rdv pour toi prends le mien en même temps" ? 14h c'est l'heure à laquelle je me reveille ces derniers temps et puis sortir en ce moment se révèle de l'impossible
    Mal partout. Au ventre (le régime m'a détraqué l'endroit de mon anatomie, qui était déjà le plus mal au point avec mon âme), à l'âme, à la tête, au coeur, à la vie, ...
    Sortir ? Non. Dentiste à 14h45. Angoisse. Faire les course non, puis une heure après ok, mais dans les dix minutes qui suivent cette décision je me retrouve pliée en deux sur mon lit en pleure.

"tu ne veux pas guérir"
"les gens, quand je leur parle de toi, ils disent que j'en fais trop"
"trois ans et rien ne va mieux"
"c'est quoi la solution ? l'hospitalisation à vie ?"
"Je perds mon temps pour toi. Toutes les heures que j'ai perdu cette année à cause de toi"
"tu ne fais aucuns efforts"
...

    Surement que les gens qu'elle fréquente non jamais eut peur tout comme elle. Je ne vous parle pas de peur ,de frayeur. Non la Peur avec un P majuscule. La peur de celui qui a le vertige et qui se retrouve sur une corniche. La peur qui vous mange les tripes, vous tétanise. Je vis avec
    Ce n'est pas les crises d'angoisses. Elles, je peux les calmer en me roulant en boule sous ma couette, Kyo couché contre moi. C'est une peur vivante, qui me ronge de l'interieur, qui dirige ma vie, l'anéantie, la broie, me la vole

    C'est mots prononcés par ma mère et reprononcée par elle. Déjà dit et pensé par mon père. Répendu dans le fiel que ma belle-mère a deversé sur moi pendant des années, ils sont comme des coups de poignards
    Et alors que je les écoutais. Alors qu'ils s'enfonçaient dans mon coeur faisant gicler du sang à chauqe coup, la décision de casser à nouveau un de mes rasoirs jetables s'est ancrée fermement dans ma tête. "Dès qu'elle sera partie". Pire, je me suis fait la reflexion que je pourrais faire ça avec mon cuteur. Et j'étais là à la regarder parler et je me disais "Qu'elle parte et je le ferais. Mais qu'elle parte donc bordel ! Qu'elle me foute la paix !"

    Elle n'est pas partie tout de suite, peut-être que sans ça ... Mais j'ai mal. Tellement mal. Je sais que d'autres sans sortenr, mais moi je n'y arrive pas. Je ne peux pas sortir et vivre normalement. Etre au milieux des gens, sourire, rire. Je n'y arrive pas. Il y a toujours ce malaise en moi. La sensation que je joue la comédie. Mes tripes qui se retournent en moi. La nausée qui monte en moi. L'envie de me frapper, de pleurer
    Je ne peux pas, mais je voudrais tellement. Et c'est parce que je le veux que j'arrive à tenir, à supporter cette douleur incessante, mais combien de temps ? Combien de temps ...

[...]
 

écrit le Jeudi 5 avril 2007 à 23:07

[...]

    Que ferais-je sans elle ? Si elle n'était pas là pour moi ? Si elle n'avait pas été là ce soir ? Comme d'habitude elle a volé à mon secours. Elle a grogné, bien sur, enervée qu'une fois de plus, je bloque. Pas encore une fois de trop, mais encore combien de fois pourrais-je abuser de son a
mour ? L'amour maternel est-il sans limite ou comme pour le grand Amour, faut-il en prendre soin ?
    Une fois de plus, elle est allée à la pharmacie pour moi. Trois ou quatre jours que je n'avais plus rien du tout. Une semaine sans anti-dépresseurs et déjà les effets de manque se faisait sentir. Ce matin, le problème d'accoutumance avait fait son come-back. Nausées violentes, vertiges, écoeurement, ...
    Je ne m'en suis rendue compte qu'en début d'après-midi. Quand ma mère m'a appellé. La sonnerie du télèphone m'a envoyé en orbite. Pendant ce qui m'a parue une éternité, mais qui n'a dû durer qu'un millième de seconde, tout a vacillé. Je hais ça. Et je me hais moi. Deux semaines, si ce n'est plus, que j'ai cette fichue ordonnance, mais j'avais toujours une bonne raison de repousser

    Il faut dire, que quand on est angoissé, avoir un pharmacien comme le mien ça n'aide pas vraiment. Un vrai boulet. La dernière fois, il lui a fallut plus de 20 minutes pour me donner mes médicaments. Je tremblais comme une feuille. Et lui il se plaignait de ne pas avoir été remboursé. C'est le seul avec qui j
'ai un problème. En plus, monsieur m'enerve parce qu'à chaque fois, il refuse de me donner mon médoc et me vend le générique. Nan mais pour qui il se prend ? Ma psy a dit "pas de générique", mais lui il grogne à chaque fois XD
    Ce soir, il s'est retrouvé face à ma mère. Elle est revenue avec le bon médoc. Moi, je laisse tomber au bout de deux secondes pour diminuer mon temps dans la pharmacie

    Seulement quatre heures que j'ai pris mon traitement et je me sens revivre. La première a été atroce. Je ne comprend pas pourquoi, mais tous les symptômes ont été multiplié par dix. Horrible, mais là ça va. Plus de sueur froide, le ventre qui s'est enfin calmé. Le pied. ET tous grâce à p'tite mère. Franchement, que ferais-je sans elle ?

    Demain j'ai rendez-vous avec ma diéteticienne en début d'aprem. J'ai la trouille de ne pas réussir à y aller. C'est stupide pas vrai ? C'est tout moi en fait. Je vous tiendrais au courant

[...]

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