breched

Come into my world

écrit le Jeudi 11 janvier 2007 à 10:50

    Le poème, qui suit est un texte, qui me tiens particulierement à coeur. Pour deux raisons. D'une c'est mon premier véritable poème. J'exclue les poèmes pour la fête des mères ou des pères et ceux écrits pour des interros de français. Pourquoi ? Parce que, et c'est ma deuxième raison, j'y ais mis toute mon âme. J'ai deversé des flots de lignes sur une feuille et je les ai prises et reprises jusqu'à leur faire dire exactement ce que je voulais, ce que je ressentais, jusqu'à ce qu'elles sonnent à mes oreilles comme une mélodie
    J
'en fais trop ? Mais ce poème, c'est un poème d'amour profond, un voeux d'amitié sincère, une profession de foi. Et si vous ne le comprenez pas, passer votre chemin


Toi & Moi

Quand tu me parle de toi
Quand tu me parles de ta vie
C'est tout un tas de blabla
Sur des choses vachements pourries
Alors je suis venus te proposer
D'abandonner ton chemin accidenté
Et à la place, venir emprunter le mien
Lui, il est inscrit dans les lignes de ma main
Il n'est pas plein de rois
De paillettes et de projecteurs
Mais il est bien assez droit
Pour te garder de toutes tes peurs
Ici, pas d'amitiés perdues
Pas plus que d'amours déchus
Ici, pas besoin de faux semblants
Laisse masques flotter aux vents
Lui, il est pavé du quotidien
Du bien comme du mauvais
Mais, mes doigts entrelacés aux tiens
Sauront comment te faire avancer
Bien sur, ce n'est pas forcément pour la vie
Mais si tu le veux on fera comme si
Moi, je veux juste pouvoir t'aider
Qu'enfin tu puisses à nouveau respirer
Et ils pourront bien dire ce qu'ils veulent
Tout ce flot de tricheurs et de menteurs
Ils diront que notre amour est veule
Eux qui prétendent vouloir ton bonheur

Mais bien qu'eux, ils s'imaginent tout savoir
Ils ne voient que ce qu'ils veulent bien voir
Par contre, moi, je te connais par coeur
Pour cela, pas besoin d'être âme soeur
Moi, je n'écoute que toi
Quand tu me parles de ta vie
C'est tout un tas de blabla
Sur des choses vachements pourrie

C'est pour cela, que je suis venu te proposer :
"Laisse tomber ton chemin accidenté
Et viens dons emprunter le mien
Il te suffit de me donner la main"

"Viens tout les deux on sera bien"

écrit le 07/01/2004

 

écrit le Mercredi 10 janvier 2007 à 17:07

Senteurs



    Chacun son truc pour se souvenir. Proust avait sa madeleine, Chateaubriand le chant d'une grive et moi, j'ai les senteurs. Tout comme le grenouille de Süskind, elles renferment tout un tas d'images de mon enfance

    L'odeur de pomme me rappelle la compote de ma mamie. Sans colorant ni conservateur. Celle faite maison avec les fruits du jardin, que mon papi était allé ramasser avant ça et avait laissé mûrir dans une corbeille, posée sur la table de la cuisine
    Cette senteur appelle celle de la cannelle. Douce mélodie épicée. Mezzo voce, quand elle se trouve encore dans son pot, elle devient plus forte que tous les orchestres du monde au contact du fruit chaud. Accompagné de quelques galettes bretonnes, ça reste l'un des meilleurs desserts, que j'ai goûté
    Quant à celle du chocolat, elle et mon péché mignon. Rien que de l'humer, j'en sens déjà le goût dans ma bouche. Je peux presque entendre le carreau craquer sous mes dents et le sentir fondre sur ma langue. C'est l'éternel goûter. La barre entre deux tranche de pain après l'école ou encore le bol de chocolat chaud en revenant du ski.
    Cette odeur m'est aussi plaisante, que celle du pop-corn. C'est le cinoch, la salle obscure et la main qui plonge dans le paquet, en tentant de faire le moins de bruit possible, tout en sachant qu'elle n'y arrivera pas. C'est James Bond et ses innombrables gadgets et poursuites de voitures. C'est le cri de surprise contenu. L'attente d'un baiser du héro à sa belle. La musique d'un disney. Un éclat de rire partagé
    C'est la cannette de coca, pour se rafraîchir, qui s'ouvre dans un "pschitt" gracieux, et que l'on avale goulûment, avant qu'il ne soit plus frais et qu'il est perdu toutes ses bulles.
    C'est le distributeur de chewing-gum plein de boules multicolores, qui fait tant rêver qu'en on est gosse. Et ce n'est que plus tard, quand on a bien grandi, que l'on se rend compte de leur horrible goût chimique. Mais l'odeur et le rêve reste
    Bien différente, celle plus naturelle de l'orange, quand on l'épluche, parait s'accrocher aux doigts, comme si elle se glissait dans chaque pores de notre peau. Et posées sur un radiateurs, ses épluches diffusent leur odeur musquée encore longtemps après
    Il y a aussi celle de la menthe poivrée, qui pousse à côté de la porte de la cuisine de notre maison de vacance familiale, et qui vient ajouté sa petite touche à nos taboulés estivaux. C'est la plage, la mer et les pique-niques
    Ou encore la lavande, que l'on coupe en été, et que l'on tresse ou égraine dans de petit sac fleuris. Enfermés dans nos placards, enfouis sous une pile de vêtements, ils continuent de nous faire vivre la belle saison, du bout d'une chaussette à un bandeau de ski, même au plein coeur de l'hiver.
    Il y a aussi la noix de coco, odeur discrète, presque inexistante. Mais aspergée sur un poignet, elle évoque les tropiques, le voyage, l'évasion, ...
    Il y a tant et tant de senteurs que je pourrais te conter. Tant de souvenirs et de plaisirs minuscules auxquels elles sont raccrochées. Cachées dans les plis et replis de mon cerveau, elles sont ma mémoire, mon passé, mon âme. Elles sont des millions, mais je te rassure : il y a bien encore assez de place pour la tienne et des milliards d'autres

écrit le 30/07/04

écrit le Lundi 1er janvier 2007 à 5:19

Consigne : Je bizarre, tu bizarres, il/elle/on bizarre, nous bizarrons, vous bizarrez, ils/elles bizarrent. Quel verbe bizarre !

    J'ai pris dix ans de prison ferme pour bizarrerie intentionnelle. Au cours du procès, on m'a reproché d'avoir, à diverses reprises, bizzaré les gens en leur parlant de la chose que j'aime le plus au monde. A savoir : chanter sous la douche. La première personne à qui j'en avais parlé était mon meilleur ami. Il n'y avait vu là rien d'étrange et de dérangeant et au contraire, amusé, s'y était mis lui aussi. J'en ai parlé par la suite à d'autres et il en a fait de même. Et c'est ainsi, que nous aurions, d'après nos détracteurs, bizarré tout le village. Que nous les avons perverti. Et pourtant aujourd'hui, au fin fond de ma cellule, dans la prison où je prends une douche silencieuse et terne avec une centaine d'autres détenus, j'ai reçu une lettre où étaient inscrits ces quelques mots : « Grâce à vous, j'ai maintenant des lendemains qui chantent ». Le mouvement était en marche

    Je bizarre depuis trente et un ans maintenant. Ça m'avait prise à l'école, quand, pour un projet commun, la maîtresse nous avait fait bizzarer un château avec des bâtons de glace et des rouleaux de papier toilette. Jamais bizarrer ne m'aurait parue aussi vivifiant, évadant. Alors depuis, j'ai amassé toutes sortes d'objets hétéroclites et variés, qui me permettent de bizarrer en paix. J'ai laissé libre cours à mon imagination et j'ai bizarré des lampes, des bijoux, des sacs, des sculptures et des chapeaux. Tout ce qui me passait sous la main avait un potentiel bizarrif. Aujourd'hui j'ai une fille qui à l'âge de mes débuts. Elle aussi, avec l'aide de mon mari, on peut dire que je l'ai bizarrée. Et bientôt, je lui passerai le flambeau de la bizarrerie


Je vous avez prévenu que c'était space, mais en même temps amusant à faire

écrit le Lundi 1er janvier 2007 à 4:30

   En début d'année, j'ai vécu une experience "bizarre" et croyez moi aucuns mots ne pourraient mieux la qualifier !
    J'ai participer à un atelier d'écriture (encore un) dans le cadre d'un festival appelé "Les Spéctaculaires". Le but était, en cinq séances seulements, d'écrire des textes sur un thème donné, en l'occurrence le bizarre. Ces bases ont servit à l'atelier théatre adulte et celui enfant, qui en ont fait une sorte de pièce. Ce qui à permit à l'atelier costumes et celui décors d'avoir une marche à suivre. Il y avait d'autre atelier, mais qui ne dépendant pas de notre travail eux.
    Si je vous dis tous ça, c'est que je vous mettrais certaines de ces productions, réécrites par mes soins, mais que vous écrire le cheminement du travail relevera du quasi impossible voilà

écrit le Lundi 1er janvier 2007 à 4:09

    Deux charmants poèmes, que j'ai eut le plaisir de découvrir au cours de l'une de mes séances d'atelier d'écriture, et que je tenais à vous faire partager

J'ai donné à boire aux fleurs
Un peu d'eau dans le creux de la main
Quelques larme
Quelques gouttes de rosée

A boire aussi aux arbres
Pour les racines qui poussent en nous
J'ai donné à boire au chat
Un bol de lait et trois carresses

A boire aussi aux oiseaux

Et j'ai bu dans tes yeux
La tendresse partagée

- - - - -

C'est une petit rêve léger
Un rêve bien pliée sous mon oreiller
C'est un rêve doux et chaud
Qui va nu pied sur l'herbe fraîche
Un rêve transparent
Qui glisse entre les yeux
Et se blottit sous les paupières
C'est un rêve coloré qui murmure
Encore en moi quand le soleil
Ouvre ma porte
C'est un petit rêve léger
Qui accompagne ma journée

"Les oiseaux sont pleins de nuages"
Luce Guilbaud

écrit le Dimanche 31 décembre 2006 à 2:05

[ Baiser volé
    ...
        Secret caché
       ...
               Amour éphémère
          ...
                      Plus léger que l'air
              ...
                            Dans mon coeur je t'ai gardé
                    ...
                                    Derrière une port scellée ]

écrit le Vendredi 29 décembre 2006 à 14:23

    Bon, beaucoup de consignes pour un texte plutôt court à la fin, mais j'avais prévenu : il s'agit d'un "atelier". En début de séance, on nous a fait passer une pile de textes, dans lequelle on devait prendre 2 feuilles au hasard. Tous le reste découle de cette première action

1ére consigne : lire un des 2 textes choisis et le lire à haute voix (je ne sais pas ce que j'ai fait du texte que j'ai lu, mais si je le retrouve je vous le recopierais. Il était trés fort)

2éme consigne : prendre 2 « choses » de chaque écoute
Mes mots : Tank, colère, absurde, regard vague, latence, poésie, montagnes, grimper, angoisse, caveau, fusils, bizarre, combat, rimes, cheval, compagnie

3émé consigne : faire deux paquets de 5 mots et un de 6 mots avec ces derniers
    - Tank, colère, fusils, combat, compagnie
    - Poésie, rimes, caveau ; cheval, montagnes, grimper
    - Absurde, regard vague, latence, bizarre, angoisse

4éme consigne : avec le premier paquet, écrire une phrase, comportant au moins 3 mots du groupe, et qui soit à la troisième personnes du singulier
    - La compagnie s'est mise en formation de combat et les fusils ont été armés

5éme consigne
 : avec le deuxième paquet, écrire une phrase, comportant au moins 3 mots du groupe, et qui soit à la première personne du pluriel
    - Nous avons traversé des plaines à cheval et escaladé des montagnes pour parvenir jusqu'à vous

6éme consigne : avec le troisième paquet, écrire une phrase, comportant au moins 3 mots du groupe, et qui soit à la deuxième personne du pluriel
    - Vous avez trouvé bizarre son regard vague et jugé absurdes ses angoisses

7émé consigne : écrire un texte, en y incorporant les trois phrases dans l'ordre où elles ont été écrites

Chère Elisabeth

    Vous m'écrivez votre désarroi et je vous comprends. Vous m'asseyez de questions auxquelles je crains de ne pas pouvoirs toutes répondre. Voilà ce que je peux vous dire de ce qui s'est passé ces jours là et ceux qui ont suivi
    La compagnie s'est mise en formation de combat et les fusils ont été armés. Le général Morand avait donné l'ordre d'attaquer au point du jour et nous nous sommes exécutés, en bons soldats. La cavalerie était sur notre gauche avec entre nous les pieds cassés et les resquilleurs, en première ligne. La chair à canons, comme on les appelés
    Nous nous sommes mis en marche au signe du lieutenant et, quelques instants après, nous avons entendus les premiers cris de l'ennemi, surpris par l'attaque soudaine de nos troupes. D'abord des cris d'alerte, puis des clameurs de mort. Et plus nous avancions, plus les hurlements devenaient familiers et nous comprimes, que les notre avaient commencé à mourir
    Je pourrais vous conter les atrocités, que nous avons vues et faites par la suite. Vous décrire des scènes pleines d'hémoglobines et de gémissements, mais elles hantent encore bien assez mes nuits, pour venir en plus ternir mes jours et les votre. Et ce n'est encore rien à côtés de ce qui a suivis notre débâcle
    Donc, je les tairais, mais si vous y tenez tant, et ce malgré mes mises en gardes répétées, adressez-vous à Jack "l'unijambiste", qui vit près de la forge. Il vous les narrera dans le coin d'une des alcôves sombres de votre donjon. Mais faites moi une faveur, ne croyez pas les journaux et les livres, qu'on écrira à ce sujet
    Et si j'en avez le droit, je vous dirais que tout ce que vous avez à savoir, c'est qu'après nous être battus pour les idées d'autres, nous avons traversé des plaines à cheval et escaladé des montagnes pour parvenir jusqu'à vous. Que nous avons tout abandonné. Patrie, armée, amis et morts, pour vous ramener votre Etienne
    Et si vous avez trouvé bizarre son regard vague et jugé absurdes ses angoisses, lorsqu'il a enfin été devant vous, soyez indulgente. Il est des choses qu'un homme ne devrait ni voir, ni entendre et encore moins faire. Prenez juste soin de lui. Entourez le de tout votre tendresse et de votre amour. Redonnez lui le goût de vivre, qui le rendez si beau autrefois. Avant tout ça.
    Et surtout, je vous en pris, continuez de m'écrire. Tendrement

Votre ami, Charles

 8éme consigne : prendre les éléments/points communs de tous les textes, au cours de l'écoute
   
Mes mots : Fin inéluctable, paysage, angoisse, temps, spirale, montagnes, amour, maladie, conflits, partir, cheval, fuite, perte d'esprit, château, guerres, morts, village, chef, audience, accueil, obscure, nuit, autrefois, prison, médecin, avant

9éme consigne :
écrire un haïku avec au moins 3 des éléments de cette liste
Il a pris le temps,
une tartine et un café.
Puis il est parti


Un Haïku (des haïkaïs)
3 vers => 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes => 17 syllabes

écrit le Jeudi 28 décembre 2006 à 20:00

A propos de l'écrivain :
     « Tout lui était prétexte à noircir la feuille blanche : le vol d'un papillon, l'extrême bouffonnerie d'une réunion mondaine, le double menton d'une vieille cousine, la cruauté de la guerre, les progrès de ses amis, les impostures de ses ennemis. »
Tête-à-tête - Le Figaro

1ère consigne : Faire une liste de "papillons"
    - L'ombre d'un chat sur un mur de chaume blanc en Grèce ou derrière la fenêtre de mon appartement, avec la lumière du lampadaire, telle une ombre chinoise.
    - Les premières neiges dans les rues de Grenoble, le matin, quand j'allais à pied au lycée.
    - L'odeur du café de ma mère ou de mon père, qui embaumait leur cuisine, quand je vivais encore chez eux.
    - Le téléphone, qui sonne alors que l'on n'attendait aucun appel, et c'est un ami.
    - Un livre comme Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda, qui vous tiens éveillé toute la nuit, tant il vous prend au ventre.
    - Un sourire complice, échangé avec un inconnu dans le tramway, après un incident comique.
    - Les premiers mots, qui jaillissent de mon esprit, avant de devenir une nouvelle ou un poème.
    - Une brise d'été, qui fait claquer les portes de notre maison de famille de l'Ile d'Yeu.
    - Le silence religieux, qui règne dans ma bibliothèque de quartier, ponctué de bruissements de pages et de murmures.
    - Le plaisir de voir un être cher sur le quai d'une gare ou sur le pas de ma porte, après une longue séparation.
    - Mon chaton, Matis, qui vient me mordiller les doigts de pied le matin, pour me dire de me lever.


2éme consigne : Ecrire un texte à partir d'un de ces « papillons ».

    C'est un espèce de tiraillement, situé dans le bas de mon corps et qui me tire soudainement de mon sommeil. J'ai du mal à savoir, où se situe exactement la gène et ce qui en est la cause.
   Je suis encore dans cet instant brumeux, où l'on quitte le rêve. Cet instant fragile, où l'on a tant conscience de ce que l'on a rêvé, qu'il nous parait impossible que cela ne soit pas arrivé réellement. Puis, le songe s'estompe et peu à peu on se rappelle avec plus de difficultés les événements, qui se sont déroulés, et les personnages rencontrés durant ces chimères.
    J'ouvre un œil rapide. J'aperçois une télévision, une armoire. Près de ma tête, il y a des coussins sur un drap bleu froissé et un réveil indiquant en lettres lumineuse vertes 7:45. Je remonte ma couette jusqu'au menton et ferme hermétiquement les yeux. Il est bien trop tôt et je ne suis pas prête à affronter la dure réalité de ma solitude. Plus tard, oui. Oui plus tard, après quelques minutes de rêves salvateurs, alors oui je me réveillerais et me lèverais. Mais pas maintenant.
    J'essaye de faire appel aux dernières bribes, qu'il me reste encore de ma nuit, et qui me tendent tendrement les mains. Je suis prêtent à sombrer dans les bras de Morphée, quand mon chaton, Matis, que je sais à présent être l'auteur de ce réveil intempestif, vient poser une patte ferme sur la paupière, qui s'était imprudemment soulevée auparavant.
    Le geste est clair. Il n'est pas dupe et sait que je ne dors plus. Il attaque résolument une de mes mains, qui dépasse de sous la couverture, me signifiant ainsi, qu'il n'aurait de cesse de m'embêter, tant que je ne me serais pas lever pour lui donner à manger.
    Alors je me lève, avec résignation, et me dirige vers ma kitchenette. Les rêves sont totalement partis maintenant. A peine si j'arrive à me les remémorer. Matis se frotte en ronronnant contre mes jambes. Et quand il me voit remplir sa gamelle, il émet se miaulement ridicule qu'ont tous les chatons de son âge. Sa bouche s'ouvre. Un silence. Un grincement. Puis à nouveau un silence. Et, il la referme en ronronnant de plus belle. Il réussit à m'arracher un sourire.
    Je lui caresse doucement l'échine, alors qu'il entame goulûment sa pâtée. Les chats donnent toujours cette fausse impression que c'est la première fois de leur vie, qu'on leur donne à manger. Je m'extasie devant ce petit être, ma « p'tite boule de poiles », qui en un battement de cils, a chassé ma grisaille matinale et mon envie de me recoucher.
    Et même, en y réfléchissant bien, la grisaille de mes jours et de ma vie, en la ponctuant simplement de son petit moteurs et de ses coups de langue râpeux. Me rendant plus riche d'une tendresse partagée.

    Quelques jours plus tard ce petit rayon de soleil a disparu de ma vie. Pendant 8 jours, j'ai vécu dans la pénombre. Une étrange torpeur que j'avais presque réussi a effacé de ma vie. J'ai cru péter une durite une bonne dizaine de fois, tant j'étais persuadée qu'il ne reviendrait jamais.
    Je sais que ça peut paraitre bizarre, mais il faut conaitre la VRAIE solitude pour comprendre ça.
  Mais au bout de huit jours mes voisins l'ont retrouvé errant prés de mon immeuble. Il avait complétment fondu, à tel point que l'on voyait l'os de son bassin et qu'il n'arrivait plus à sauter. Aujourd'hui, il va beaucoup mieux et moi aussi.

écrit le Jeudi 28 décembre 2006 à 19:56

[ ... ]

    Tous les mardi soirs, je vais à un atelier d'écriture. C'est un peu compliqué à expliquer comme mode d'expression. Disons que l'on a des consignes partant de phrases, de photos de textes. ça peut être une lettre, une nouvelle, un poème ou encore un Haï-ku. On peut parler de choses personnelles, inventer ou bien avoir aussi un thème imposé. C'est varié. Et ça l'est d'autant plus, qu'il y a 4 animateurs différents, qui se relient d'une séance sur l'autre
    Je vais mettre dans cette catégorie les productions de ces séances, en tachant d'expliquer le plus clairement possible le cheminement fait
    Merci de votre indulgence

[ ... ]

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